blog de réflexion politique de préférence satirique pour les déçus de la politique.
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Où l'on voit Gabriel Attal ouvrir les vannes* sur de nouveaux débouchés ministériels.*
* Coustou aussi.
Toujours à la recherche d’idées pour mes conseils de programme aux candidats, je promenais mon œil de lynx sur les publications du jour, à l’affût de quelque sottise programmatique, ou, sait-on jamais, d’une proposition susceptible d’alimenter mes articles, quand je suis tombé en arrêt devant ce titre de La Gazette France (lien vers l’article) :
« Chasse au gaspillage, bouclier tarifaire : Gabriel Attal promet un plan massif sur la gestion… »
Ah ! Enfin !
— Des finances publiques ?
— Non.
— De la dette ?
— Non plus.
— Des dépenses de l’État ?
— Vous n’y êtes pas du tout.
De l’eau. Faut quand même pas exagérer.
Avec l’eau, au moins, on peut repérer les fuites et tenter de les colmater. Pour le reste, le contribuable est là pour écoper.
Donc, s’il est élu, Gabriel Attal propose un ministère de l’Eau !
Voilà une idée qu’elle est bonne, comme aurait dit Coluche.
Pendant que d’aucuns craignent la fuite des riches ou celle des cerveaux, nous allons nous préoccuper des fuites d’eau, problème des plus préoccupants s’il en fut.
Dans ma grande magnanimité, je veux bien leur donner quelques tuyaux pour canaliser leurs idées, à condition qu’ils évitent ensuite les fuites de dépenses après les compteurs de campagne.
Développons un peu l’idée : Attalons-y gaiement !
Pourquoi résoudre un problème quand on peut lui donner un ministre ? Quelques propositions :
Toutes ces propositions devraient remporter haut la main le Prix haltérophile de la plaisanterie la plus lourde de toute la campagne*, catégorie poids super-lourd.
* Formule empruntée sans vergogne à Achille Talon.
Ne décernons toutefois pas le prix trop vite : la campagne est encore longue et nos candidats peuvent toujours faire mieux.
Ou pire.
In commentis comitialibus se semper superare possunt.
De tout ce qui précède, nous pouvons donc revisiter nos principes, à commencer par le fameux principe d’Attalimède :
« Tout candidat plongé dans un océan de promesses électorales subit une poussée vers l’Élysée égale au poids des conneries déplacées. »
Reste à espérer que nos futurs candidats sauront garder la tête hors de l’eau.
À défaut, nous finirions dans l’Archime(r)de jusqu’au cou.
Mais à voir le débit des promesses, rien n’est moins sûr.
Et si, d’aventure, le navire France venait encore à prendre l’eau, qu’ils se rassurent : le contribuable connaît la manœuvre.
Il écope.
Promissa fluunt, tributarius exhaurit.
(Les promesses coulent, le contribuable vide la cale.)
Traduction offerte dans un élan de générosité que je vous remercie de ne pas ébruiter, et destinée à prévenir d’éventuelles migraines.
Votre Coustou dévoué
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