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blog de réflexion politique de préférence satirique pour les déçus de la politique.

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COMPLOTISTE OU COMPLOTRISTE?

Comment détruire insidieusement la France sans susciter de révolte populaire

 

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A lecture de cet article, excellent au demeurant, mon sang n'a fait qu'un triple lutz, (je ne sais pas vous, mais moi mon sang ne se contente plus d'un seul tour, en cette période électorale); Comment:   notre Président chercherait-il à saboter notre belle France au profit de quelque manoeuvre Europhilo-Européiste?

Autrement dit, à l'instar des pirates du non moins talentueux ASTERIX, pas besoin d'ennemis pour nous couler.

Je n'en crois pas un mot.

Pas besoin de saboteurs pour trouer la coque l'administration est là pour ça

la thèse du complot est trop rassurante : elle suppose que quelqu’un maîtrise encore quelque chose. La réalité paraît plus féroce : la France peut parfaitement s’abîmer par l’improvisation, la communication et la dilution des responsabilités.

Pas besoin de complot : la procédure suffit

On nous explique qu’un plan secret aurait été conçu pour détruire méthodiquement la France sans provoquer de ré volte populaire.

J’avoue avoir quelques doutes.

Un plan suppose une stratégie, des responsables identifiés, un calendrier, des objectifs intermédiaires et un suivi régulier.

Bref, tout ce que l’État français est incapable d’organiser.

Pour détruire la France, nul besoin d’une réunion clandestine dans les sous-sols de l’Élysée. Il suffit de poursuivre tranquillement la méthode habituelle : annoncer, communiquer, réglementer, consulter, reporter et finalement expliquer que le problème est beaucoup plus complexe qu’on ne l’avait imaginé.

le tout en quelques règles bien précises

Règle n°1: annoncer tout ce que l’on ne fera pas

La France est devenue la première puissance mondiale de l’annonce, débitée à longueur de langue de bois par les hérauts de la République — à ne pas confondre avec ses héros, que l’on a encore largement Légion-d’Honorisés lors de la promotion du 14 Juillet.¹

¹ La Légion d’honneur fut créée par Napoléon pour récompenser le mérite civil et la bravoure militaire

² Je sais : normalement, les notes se placent en bas de page. Mais par égard pour mes lecteurs les plus fainéants — et pour leur éviter une descente vertigineuse de trois paragraphes — je préfère assurer le service de proximité.

On annonce des prisons, des policiers, des médecins, des enseignants, des réacteurs nucléaires, des économies budgétaires, des simplifications administratives et même, les jours d’enthousiasme, la réindustrialisation du pays.

Chaque annonce possède son ministre, son pupitre, son logo et son dossier de presse.

La réalisation, en revanche, reste facultative.

Quand l’échéance approche, on annonce alors un nouveau calendrier destiné à remplacer le précédent. Le retard devient une « nouvelle ambition », l’abandon une « réorientation stratégique » et l’échec une « première étape encourageante ».

 

Règle n°2 : remplacer l’action par la procédure

Un tribunal déborde ? Créons un groupe de travail.

Un hôpital ferme ? Installons un comité territorial.

L’école s’effondre ? Organisons des assises.

Les agriculteurs manifestent ? Lançons une grande concertation.

La dette explose ? Commandons un rapport sur la nécessité de mieux maîtriser la dépense publique.

Le rapport sera remis six mois plus tard à un ministre qui aura déjà changé de ministère.

Le problème français n’est pas l’absence de solutions. C’est l’extraordinaire quantité de personnes chargées d’étudier pourquoi elles ne peuvent pas être appliquées.

Chez nous, on ne met pas la charrue avant les bœufs : on crée d’abord une commission sur l’ordre de passage.

Règle n°3: fabriquer des lois que personne ne peut faire respecter

Face à chaque fait divers, le gouvernement annonce une nouvelle loi.

C’est pratique : voter un texte coûte beaucoup moins cher que recruter des magistrats, construire des cellules ou faire exécuter les décisions déjà prononcées.

Nous disposons donc d’un arsenal juridique capable de terroriser n’importe quel délinquant, à condition qu’il prenne le temps de lire le Journal officiel.

On prononce des peines sans toujours pouvoir les exécuter, des interdictions sans pouvoir les contrôler et des obligations de quitter le territoire qui finissent parfois par quitter juste le bureau du préfet.

Mais l’essentiel est sauf : le formulaire 127 bis en 5 exemplaires a été correctement rempli.

Règle n°4:  sauver l’école en améliorant les statistiques

Autrefois, pour obtenir un diplôme, il fallait atteindre un certain niveau.

Désormais, lorsque le niveau baisse, il suffit de déplacer le diplôme.

C’est beaucoup plus inclusif.

Chaque année, plus de neuf candidats sur dix obtiennent le baccalauréat. On pourrait naïvement en conclure que la jeunesse française n’a jamais été aussi instruite.

Les enseignants, les universités et les employeurs semblent curieusement moins convaincus.

Mais il est toujours possible de créer une commission pour comprendre leur pessimisme.

L’école n’est plus chargée de transmettre des connaissances. Elle doit simultanément réparer les inégalités, sauver la planète, lutter contre toutes les discriminations, enseigner la citoyenneté, la sexualité, le numérique, la nutrition et probablement bientôt le tri sélectif des émotions.

Il ne lui reste simplement plus beaucoup de temps pour apprendre à lire, écrire et compter.

A l'école le niveau ne baisse pas, on relève les statistiques, le BAC n'est plus un examen c'est une opération portes ouvertes

 

Règle n°5 : vendre la souveraineté puis créer un ministère pour la défendre

Lorsqu’une entreprise stratégique française est vendue à l’étranger, on explique que l’opération était indispensable à son développement international.

Quelques années plus tard, lorsque nous découvrons que nous dépendons de l’étranger, on nomme un haut-commissaire à la souveraineté industrielle.

Le haut-commissaire organise un colloque.

Le colloque conclut qu’il faut retrouver notre souveraineté.

Le compte rendu est imprimé sur du papier fabriqué en Chine.

Règle n°6 : punir ceux qui ne peuvent pas changer de comportement

L’écologie française possède une remarquable particularité : elle frappe principalement ceux qui n’ont pas les moyens de s’y conformer.

Celui qui habite à la campagne, travaille loin de chez lui et roule dans une vieille voiture diesel doit être rééduqué fiscalement.

Celui qui traverse l’Atlantique pour participer à un sommet consacré à la réduction des émissions bénéficie, lui, d’une dérogation morale.

La pollution des pauvres est une faute. Celle des puissants est une mission officielle.

Règle n°7 : désigner Bruxelles comme responsable de ce que nous avons accepté à Bruxelles

Lorsqu’une règle européenne est populaire, le gouvernement français en revendique la paternité.

Lorsqu’elle provoque une catastrophe, elle devient immédiatement un diktat de Bruxelles.

Cette technique présente un avantage considérable : elle permet de négocier une décision, de la voter, de la signer puis de manifester contre elle une fois revenu à Paris.

C’est ce que l’on appelle la souveraineté circulaire.

Règle n°8 : parler du monde pour éviter de parler du pays

Quand les urgences ferment, que l’école décroche, que la dette monte et que les prisons débordent, il reste toujours la géopolitique.

La géopolitique est formidable.

Elle permet d’adopter une voix grave, de parler d’Histoire, de civilisation, de courage et éventuellement du sang* des autres.

* je vous renvoie à l'excellent article du super blogueur COUSTOU sur le sang à verser**

** un peu d'auto-éloge ne saurait nuire à la qualité du propos ***
*** sinon pour les renvois je vous renvoie au renvois précédents ****
**** non c'est juste pour rire....
 

Une carte militaire sur un plateau de télévision produit toujours davantage d’autorité qu’un graphique sur le déficit public.

Et puis les missiles présentent un immense avantage : ils ne réclament ni rendez-vous chez le médecin ni place en maison de retraite.

Enfin, rendre toute responsabilité impossible

Le ministre accuse son prédécesseur.

Le prédécesseur accuse l’administration.

L’administration accuse la réglementation.

La réglementation vient de Bruxelles.

Bruxelles rappelle que la France l’a votée.

Le gouvernement accuse alors les collectivités locales.

Les collectivités locales expliquent qu’elles n’ont plus d’argent à cause du gouvernement.

Au terme de cette magnifique circulation, personne n’est responsable, mais tout le monde est indemnisé.

Voilà pourquoi je ne crois guère à un plan secret destiné à détruire la France.

S’il existait réellement, il aurait probablement déjà été retardé, amputé de la moitié de son budget, confié à trois cabinets de conseil et repoussé à 2035 après une concertation citoyenne.

La France n’est peut-être pas détruite méthodiquement.

Elle est simplement usée administrativement, découragée fiscalement, affaiblie politiquement et bercée quotidiennement par ceux qui lui promettent que tout ira mieux dès que la prochaine commission aura rendu ses conclusions.

Ce n’est pas un complot.

C’est la procédure normale

Ce n'est pas le TITANIC : ici, même l'iceberg doit déposer une demande préalable

une petite dernière à laquelle je ne résiste pas compte tenu de l'actualité :

Les service Publics sont en perdition? on ne les soigne pas on accompagne leur fin de vie.....

Votre COUSTOU dévoué

(1) (2) (3) (4) ********toute ressemblance avec des personnages ayant éxisté ou existants serait un vrai coup de bol....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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P
Bravo! Quand on dit "Vive la France!", on comprend qu'on exprime un vœu pieux.
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