"Fin de la prime exceptionnelle pour les sénateurs."
"Saisi par le président du Sénat, le conseil de Questure a décidé, lors de sa réunion du mardi 12 juillet 2011, de retirer sa décision du 15 juin 2011 de verser un complément d'ajustement de l'indemnité représentative de frais de mandat des sénateurs", énonce un communiqué.
Le Sénat avait décidé d'attribuer 3 531,61 euros aux sénateurs, somme correspondant, selon un document de la questure parvenu à l'AFP, "à un rattrapage exceptionnel sur un complément d'indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) versé en une seule fois fin juin".
Un sénateur touche une indemnité de base mensuelle de 5 514,68 euros bruts, à laquelle s'ajoute une indemnité de résidence de 165,44 euros et une indemnité de fonction de 1 420,03 euros, soit 7 100 euros brut au total. A cette somme s'ajoute l'IRFM, d'un montant de 6 240,18 euros par mois au 1er mai 2011, destinée à "faire face aux diverses dépenses liées à l'exercice du mandat".
"L'annonce de cette prime est intervenue après les révélations du site Mediapart sur des notes de frais douteuses d'un des trois questeurs, le sénateur PS Jean-Marc Pastor, et la publication par ce dernier d'un faux communiqué de soutien de M. Larcher." C'est devenu le conseil de caisse dure?
Fin du "prime time" donc, il faut dire que cette décision était un véritable "Senatus Consummatum Ultimum"
Bienheureuses ces périodes pré-électorales où on ménage le citoyen qui du coup a opinion sur rue.
En général pour nos dirigeants c'est plutôt "VOX POPULI VOX DELIT".
Pour une fois on ne leur a pas fait de scène à tort!
On se demande bien ce que peuvent comprendre ces "indemnités représentatives de frais de mandat",
pour 6 240,18 €.
A la poste les frais de mandat sont beaucoup plus raisonnables.
Pourtant le courrier circule souvent avec un train de sénateur.
"train de sénateur" cette locution rendue célèbre par Jean de La Fontaine, me donne l'idée d'un nouveau proverbe "Ce n'est pas à un vieux sage qu'on apprend à faire la limace".
En attendant remercions les médias qui soulèvent tous ces lièvres.
C'est le sécateur qu'il faudrait manier pour faire des coupes sombres dans toutes ces sinécures de la république.
Dans la même veine, le Président vient d'annuler un discours où il devait évoquer le financement de la dépendance, notament par une éventuelle journée de solidarité supplémentaire.
Mais la dépendance au pouvoir rend prudent.
Si on laisse faire les hommes politiques qui fabriquent de la "grèce" sur les bancs des assemblées aux frais du contribuable on arrivera rapidement à 365 jours de solidarité pour financer leurs gabegies.